" Nous mènerons une guerre sans merci à ces ennemis de la démocratie! Il faut les combattre par tous les moyens!"

Ces phrases, Manuel Valls les a prononcées tous les jours le mois précédent les attentats de Paris, jusqu'au jeudi 12 novembre : avait-il pris enfin la mesure des vrais dangers qui menacent notre pays ? Etait-il enfin décidé à prendre les bonnes décisions pour protéger la France ? Non, bien sûr! Il parlait tout simplement de sa lutte sans merci contre ...le Front National. Il emploie les mêmes mots aujourd'hui pour prétendre combattre l'Etat islamique, c'est dire si il est crédible.

" C'est la victoire de la liberté face à l'ostracisme" C'est par cette phrase grandiloquente que M. Laurent Steichen a salué son élection au Conseil départemental en mars dernier, alors que son binôme UMP-UDI battait celui du Front National grâce à  l'aide du " Front Républicain" ( et qui a contribué en définitive à amener au Conseil départemental des personnes dont les électeurs n'avait pas voulu au 1er tour.)

" La Marine, elle veut fermer nos frontières, c'est une catastrophe dans nos régions frontalières, comment qu'on va faire ?" disait de son côté avec son accent chantant une charmante dame de Creutzwald ( tiens donc!) élue elle aussi au 2e tour et qui siège donc aujourd'hui elle aussi au Conseil départemental.

Il faut dire tout d'abord à cette dame que le principe d'une frontière est justement d'être située dans une région frontalière, c'est mieux. Entre  la Lozère et l'Aveyron, c'est tout de suite moins efficace. Par contre entre la Belgique, le Luxembourg et la France, cela aurait été moins confortable pour les travailleurs frontaliers, mais cela aurait pu éviter un massacre à Paris. Elle a été où la catastrophe, chère madame ?

Que pensent aujourd'hui ces personnes éprises de liberté en assistant à la surenchère des  dirigeants de leur " Front Républicain" sur la fermeture des frontières, l'arrêt de l'invasion de clandestins, les contrôles, la déchéance de nationalité pour les djihadistes, bref tout le programme du Front National dont on s'est tant moqué il y a à peine six mois et que l'on s'arrache aujourd'hui  ? Que cela doit être dur de manger ainsi son chapeau...et de devoir reconnaître que ceux que l'on a tant méprisés étaient finalement les seuls à être dans le vrai. Quoique quand on n'a pas vraiment de convictions,on s'adapte au sens du vent..Un UDI quoi !

Quoi qu'il en soit, il semblerait que ce soit bien du côté des propositions du F.N. que se dirigent nos gouvernants. Avec quelques modifications quand-même, idéologie oblige : Ainsi Mme Taubira fait la gueule en apprenant que les Djihadistes devront éventuellement purger leur peine de prison jusqu'au bout. En guise de représailles, elle n'a pas daigné chanter la Marseillaise lors du Congrès.  Rappelons que plusieurs membres du gang de Paris auraient dû être en tôle au moment des faits.

Quant à Manuel Valls, il revient à la charge avec les " centres de déradicalisation" aux frais du contribuable bien entendu. Donc les futurs terroristes suivront un programme censé leur faire  oublier qu'ils ont été entraînés par l'Etat Islamique pour massacrer le plus grand nombre d' infidèles possible ( càd les non-musulmans) : le matin réveil musculaire en musique, puis un petit quizz sur le Coran, et dans l'après-midi dictée et pâte-à-sel.

Déjà après janvier et Charlie, le gouvernement nous avait pondu le site internet " SOS Djihad" sur lequel les candidats au djihad étaient priés de se faire connaître, ainsi qu'un numéro vert à appeler avant de passer à l'acte, avec le succès que l'on connaît. L'Etat Islamique en tremble encore !

Mais qu'attendre d'autre d'un gouvernement dont le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve disait en août 2014 sur les ondes d'RTL : " Ce n'est pas un délit de prôner le djihad.". Le même se rêve aujourd'hui en chef de guerre, au secours!  Quant à  l'ancien ministre de l'Education Nationale Vincent Peillon, ne déclarait-il pas à l'université de Neuchâtel que " Le Catholicisme est incompatible avec la liberté, contrairement à l'Islam ".?

Il serait injuste d'oublier le chef de file des Rep-UDI-Modem etc etc.. Sarkozy qui se permet de nous donner des leçons de géopolitique tout en essayant soigneusement d'éviter de prononcer les noms d'Arabie Saoudite, de Quatar et de Libye. Ce n'est pas un exercice facile de jongler entre les pays qui financent le terrorisme et le pays où son inconséquence a semé le chaos.

 Ce qui s'est passé à Paris le 13 novembre n' est que le résultat de ces politiques folles menées tant à l'étranger que sur notre propre sol depuis 40 ans : politique de l'excuse qui a favorisé le communautarisme, banlieues devenues zônes de non-droit, démantèlement de nos forces de l'ordre et de notre armée, angélisme face à l'islamisme rampant et impuissance totale à maîtriser cette immigration folle que l'on tente de diluer dans nos campagnes. 

Après les Régionales, après la Cop 21, tout cela continuera comme avant.

A moins que l'électeur n'ait enfin compris....C'est lui seul qui détient la clé du changement.

 

Brigitte Steichen